Cobb, N. J., Tanhauser, S. et Johnston,
R. (1980). Conceptual encoding of pictures and sentences. Journal of General
Psychology, 103, 139-148.
Les auteurs examinent l'impact du contexte thématique sur une tâche de reconnaissance de phrases et d'illustrations.
Voir aussi Tableau-synthèse 1.7
Variables. 2 (mode de présentation) x 2 (lien thématique; intragroupe) x 4 ou 5 (nombre de composantes; intragroupe) x 2 (délai)
Sujets. Quarante-huit étudiants universitaires participent à l'expérience. Ils sont assignés à l'un des quatre sous-groupes qui découlent du croisement des variables mode de présentation et délai (cf. Var 1 et Var Var 4).
Traitement. En période d'apprentissage, les sujets visionnent 26 diapositives qui présentent soit une illustration, soit une phrase. Chaque diapositive est vue pendant 10 secondes.
Variable 1: Mode de présentation des diapositives
1.1 Phrase.
1.2 Illustration.
La moitié des diapositives vues au test de reconnaissance se rapporte à trois thèmes spécifiques. Ces diapositives contiennent au moins une des quatre composantes du thème (i.e. action, acteur, objet, lieu de laction), et au plus, toutes les quatre. Selon le mode de présentation des diapositives (phrase ou illustration), les composantes sont dordre linguistique (ex.: The woman with the movie projector kissed the man with the briefcase in the elevator) ou dordre pictural (voir les illustrations dans lencadré ci-dessus). Lautre moitié des diapositives (phrase ou illustration) nest pas reliée sémantiquement aux thèmes en question.
Variable 2: Lien thématique
2.1 Les diapositives vues au test de reconnaissance sont reliées thématiquement à celles déjà vues.
2.2 Les diapositives vues au test de reconnaissance sont non reliées thématiquement à celles déjà vues (= distracteurs).Variable 3: Nombre de composantes (variable indépendante à quatre niveaux pour les stimuli reliés; variable à cinq niveaux pour les distracteurs).
Le tableau qui suit spécifie les diverses combinaisons présentées aux sujets au test de reconnaissance sous forme d'illustrations ou de phrases (S = acteur, V = action, O = objet, L = lieu, vieux = stimulus vu en période d'apprentissage, nouveau = stimulus vu pour la première fois au test de reconnaissance).
Composante |
Thème 1 |
Thème 2 |
Thème 3 |
4 |
SVOL (nouveau) |
SVOL (nouveau) |
SVOL (nouveau) |
3 |
VOL (nouveau) |
SVL (nouveau) |
VOL (nouveau) |
2 |
VO (nouveau) |
VL (nouveau) |
VL (nouveau) |
1 |
O (nouveau) |
S (nouveau) |
V (nouveau) |
Un test de reconnaissance des stimuli est administré, selon le groupe, 30 minutes ou une semaine après le traitement.
Variable 4: Délai entre le traitement et le test
4.1 Test immédiat, i.e. 30 minutes après le traitement.
4.2 Test différé, i.e. une semaine après le traitement.
Mesure. Tâche de reconnaissance des diapositives vieilles (i.e. diapositives vues préalablement) et de diapositives nouvelles (i.e. diapositives non vues préalablement). Chaque stimulus est vu pendant 10 secondes. Le mode de présentation du stimulus en période d'acquisition et au test est le même (i.e. phrase - phrase, illustration - illustration). Pour chaque stimulus, la tâche des sujets est double: dire si lon a déjà vu le stimulus en période d'apprentissage; indiquer, sur une échelle de 5 points, le degré de confiance qu'on a que la réponse donnée soit la bonne (très élevée - peu élevée). À partir de la combinaison des deux indices, un score variant de 1 à 10 est obtenu.
Résultats.
Stimuli reliés aux thèmes: Le mode de présentation et le nombre de composantes sont des variables significatives. Les sujets ont tendance à considérer plus facilement des illustrations comme déjà vues, comparativement aux phrases. Dans le contexte de l'analyse des nouveaux stimuli, cet effet signifie que les illustrations sont mieux reconnues que les phrases. L'interaction mode de présentation x nombre de composantes est également significative.
Stimuli non reliés aux thèmes (distracteurs): L'effet du mode de présentation, du nombre de composantes par diapositive et du délai entre le traitement et le testest significatif. Les sujets ont tendance à considérer plus facilement des distracteurs comme déjà vus lorsquils sont des phrases. Ils les considèrent aussi plus facilement comme déjà vus en test différé, comparativement au test immédiat. Finalement, le nombre de composantes, une variable hautement significative, confirme la tendance qu'ont les sujets à considérer plus facilement un distracteur comme vieux lorsque le nombre de composantes est élevé.
Discussion. " The intent of this research was to determine whether the introduction of thematic content to a series of pictures would provide a contextual bias which would affect the way in which information is encoded. Specifically, it was asked whether a thematic context would lead to the encoding of concepts and relations from pictures as it does from sentences. The answer to this is clearly that it does. With thematically related pictures, as well as with sentences, the tendency to judge new distractors as old was an increasing function of the degree to which they represented the complet theme. Conversely, thematically unrelated distractors were rarely judged old.
Accurate recognition is expected only if the physical features of individual slides are encoded, since these permit fine distinctions between targets and distractors. To the extent Ss encode the set of concepts and relations which define a theme, they should be less able to discriminate new distractors which are consistent with these relations. The significant effect for degree of theme representation, which was obtained for new thematically related pictures and sentences, is evidence for the encoding of conceptual information.
The absence of an effect due to differences in degree of theme representation with old slides suggests that thematically related slides were encoded for structural, as well as conceptual, information " (p. 147).
Références bibliographiques. Total de 11 références.