kr83ag.gif (11568 octets)Krohn, G. S. (1983). Flowcharts used for procedural instructions. Human Factors, 25 (5), 573-581.

L'orientation spatiale d'un diagramme de flux détermine la direction de lecture (gauche - droite, haut - bas, etc.). L'auteur examine son effet sur la justesse et la vitesse d'exécution de diverses tâches de résolution de problèmes.

Voir aussi Tableau-synthèse 1.7


Variables. 2 (nombre de possibilités) x 5 (orientation spatiale) x 2 (complexité; intragroupe)


Sujets. Soixante-quatre étudiants de premier cycle, âgés de 19 ans en moyenne, sont répartis en huit groupes (quatre femmes et quatre hommes par groupe).


Traitement. Le matériel expérimental comprend 30 problèmes qui concernent les démarches pour s’inscrire dans une université fictive. Les problèmes sont présentés sous forme de diagrammes de flux (ensemble de boîtes de décision, de tracés de parcours et de boîtes d'action). Dans les diagrammes, on fait varier le nombre d'alternatives concernant les décisions à prendre.

Variable 1: Nombre de possibilités
1.1 Deux possibilités.
1.2 Trois ou quatre possibilités.

Variable 2: Orientation spatiale des diagrammes
2.1 Une lecture de gauche à droite.
2.2 Une lecture de haut en bas (voir l’encadré ci-dessus).
2.3 Une lecture de droite à gauche.
2.4 Groupe contrôle 1: le texte présente les mêmes problèmes à résoudre, mais sans diagramme.
2.5 Groupe contrôle 2: un type de diagramme binaire semblable à celui utilisé dans Kammann (1975). Celui-ci oblige de lire à la fois de haut en bas, de gauche à droite et de droite à gauche.

Six des huit groupes découlent des combinaisons des variables nombre de possibilités et orientation spatiale. À cela s'ajoute les deux groupes contrôles (Var 2.4 et Var 2.5).

Variable 3: Complexité des problèmes à résoudre
3.1 Problèmes simples.
3.2 Problèmes complexes.

Mesure 1. Nombre d'erreurs commises au posttest qui présente 30 problèmes à résoudre.

Mesure 2. Temps de lecture (observation du diagramme).


Résultats. Une analyse de variance multivariée à trois facteurs (nombre de possibilités, orientation spatiale, complexité) est calculée, les mesures 1 à 3 étant les mesures dépendantes de l'analyse. Il s'avère que les facteurs orientation et complexité de même que l'interaction orientation x complexité sont significatifs. Des analyses univariées subséquentes font ressortir les phénomènes décrits ci-dessous.

Mesure 1. L'orientation de droite à gauche donne lieu à plus d'erreurs que les deux autres orientations, c’est-à-dire de haut en bas et de gauche à droite.

Mesure 2. L'effet d'interaction orientation x complexité signifie que, pour les orientations de gauche à droite et de haut en bas, le temps de lecture pour résoudre des problèmes simples et complexes est sensiblement le même, tandis que pour l'orientation de droite à gauche, la résolution de problèmes complexes prend significativement plus de temps que la résolution de problèmes simples.

 

Mesure 1: Erreurs

Mesure 2: Temps de lecture

Var 2.1 - Var 3.1: Diagramme gauche/droite - problèmes simples

2,94

12,27

Var 2.2 - Var 3.1: Diagramme haut/bas - problèmes simples

3,44

13,50

Var 2.3 - Var 3.1: Diagramme droite/gauche - problèmes simples

5,44

12,51

Var 2.4 - Var 3.1: Texte seul - problèmes simples

4,75

31,42

Var 2.5 - Var 3.1: Diagramme binaire - problèmes simples

5,37

14,98

 
Var 2.1 - Var 3.2: Diagramme gauche/droite - problèmes complexes

4,06

14,69

Var 2.2 - Var 3.2: Diagramme haut/bas - problèmes complexes

4,56

18,99

Var 2.3 - Var 3.2: Diagramme droite/gauche - problèmes complexes

6,93

14,75

Var 2.4 - Var 3.2: Texte seul - problèmes complexes

6,63

40,48

Var 2.5 - Var 3.2: Diagramme binaire - problèmes complexes

6,63

22,34


Discussion. " By far, the greatest difference between previous research and the present study was that this study separated the effects of directional orientation and the number of alternatives. The overall tests indicated that performance was affected by directional orientation but not by the number of alternatives. Thus, the significant finding of Kammann’s (1975) study may have been due to the direction in which the reader was led rather than the number of alternatives " (p. 578).

" [...] the data seemed to indicate that subjects performed best when flowcharts led the people in familiar reading patterns " (p. 579).

" Flowchart designers and future research should consider the problems or tasks for which the flowcharts are to be used. Flowcharts may improve performance for only certain types of problems. The problems used in this study had characteristics that may not be found in other problems or tasks. These characteristics include the following.

  1. Problems did not require the subjects to make inferences or assumptions. The list of sentences for each problem contained all the information needed to solve the problem.
  2. Subjects did not work with time limits. Subjects paced themselves in solving the problems.
  3. Subjects did not have to use long-term memory. The problems and flowcharts were available to the subjects during the time used to solve each problem.
  4. Subjects did not have to read unfamiliar terminology. The problems and procedures involved fictitious university registration procedures and all subjects were registered university students.
  5. The problems required cognitive skills but not perceptual-motor skills. Subjects were not required to assemble or disassemble objects.
  6. The sentences in the problems could be ordered into a sequence by using the flowcharts. The subjects were not required to use strategies other than sequencing sentences in order to solve problems.
  7. All problems were structured to start the subject at the beginning of the flowchart and work systematically through it " (p. 580).

Références bibliographiques. Total de 9 références dont:

Kammann, R. (1975). The comprehensibility of printed instructions and the flowchart alternative. Human Factors, 17, 183-191.